Les Français aiment partir vers de nouveaux horizons. Ils sont de plus en plus nombreux à changer leur comportement en terme de consommation, et cela s’applique également à leurs vacances !

Un nombre croissant d’entre eux choisit désormais le tourisme éthique et solidaire, conscient des effets néfastes du tourisme de masse. Partons à la découverte de cette nouvelle manière de voyager en quête de sens, en aidant les populations et en protégeant l’environnement.

Le constat d’un tourisme de masse nocif…
En 1968, les Français gagnent une 4e semaine de congés payés. Avec l’augmentation de leur niveau de vie, ils se permettent désormais d’aller à la découverte de pays auxquels ils n’avaient jusqu’alors pas accès. Le tourisme occidental, tel qu’il est encore pratiqué, peut toutefois avoir de réelles conséquences et incidences sur l’environnement, les populations et leur culture. Les sommes colossales dépensées par les touristes en quête de tranquillité et de soleil ne vont généralement pas dans l’escarcelle des populations locales et ne favorisent pas leur développement économique et social. Ces dernières ne profitent jamais des infrastructures et services proposés aux touristes et se voient parfois dépossédées de leurs terres.

… Vers une prise de conscience
En 1999, l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) décide d’adopter un code mondial d’éthique, avec l’objectif de limiter les incidences  négatives du tourisme, tout en prônant une approche morale de cette industrie, en rendant le tourisme respectueux de l’autre et de l’environnement. Soutenir l’économie locale, protéger le patrimoine et les ressources, faire des rencontres et se rendre utile sont  désormais au cœur des préoccupations de certains, de plus en plus nombreux… qui montrent que découvrir les temples d’Angkor ou naviguer sur l’Amazone n’est plus incompatible avec l’éthique et le respect.

Attention aux dérives du “volontourisme”
Depuis une dizaine d’années, le voyage solidaire prend de l’ampleur. De nombreux organismes ont vu le jour, dont beaucoup sont fiables, faisant partie d’associations sérieuses, spécialisées dans le tourisme éthique (voir encadré). Mais un nombre grandissant d’autres organismes a un fonctionnement et une redistribution de l’argent récolté plus obscurs : ils tirent profit à la fois de la misère des populations locales qui sont folklorisées, mais également de la bonne conscience et de la culpabilité des occidentaux. L’humanitaire devient une marchandise destiné à enrichir certains au mépris du plus grand nombre, et dont, finalement, touristes et locaux sont victimes.
Rappelez-vous que le tourisme solidaire, c’est avant tout redécouvrir le sens du voyage, de l’émerveillement, de la découverte, de la  tolérance et du partage.

POUR DÉCOUVRIR LE MONDE, EN APPORTANT VOTRE PIERRE À L’ÉDIFICE…
Choisissez plutôt des associations qui ont une réelle expertise dans la solidarité et la conduite de projets à long terme. Voici une liste non exhaustive d’associations qui vous renseigneront et donneront des conseils précieux à tous les voyageurs désireux de découvrir le monde avec respect et éthique :
ATES (Association pour un Tourisme Equitable et Solidaire) : www.tourismesolidaire.org
AFE (Association Française d’Ecotourisme) : www.ecoutourisme.info
ATR (Agir pour un Tourisme Responsable) : www.tourisme-responsable.org

… POUR AIDER À FINANCER DES VACANCES À CEUX QUI NE PARTENT JAMAIS
Le Secours populaire mène tout au long de l’année des actions pour offrir quelques jours de repos aux oubliés des vacances : personnes isolées, en situation de handicap, familles en difficultés, enfants et seniors qui ne partent pas. Partir au bord de la mer, à la montagne ou à la campagne, découvrir de nouveaux horizons, s’évader de ses difficultés quotidiennes, et passer des moments inoubliables, telle est l’une des missions du Secours Populaire. L’association soutient financièrement une partie des projets de départ et a donc besoin de vos dons pour mener à bien ces projets de solidarité, car les vacances « n’offrent pas seulement l’occasion de se reposer ; elles permettent de s’épanouir et de voir la vie sous un meilleur jour ».
Autre possibilité, devenir “famille de vacances” pour un enfant qui ne part pas. Rappelons qu’un enfant sur trois ne part jamais en vacances. Pour remédier à cela, le Secours Populaire fait le lien entre familles accueillantes et enfants. D’une durée idéale de deux semaines, le séjour est placé. Pour tout renseignement et don, rendez-vous sur le site du Secours Populaire : www.secourspopulaire.fr

Source : Bonne Santé Mutualiste n°78, juin 2017

 

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