Sous prétexte de manque de temps, ou de conserver la ligne, ou quelqu’en soit la raison, ne pas prendre son petit déjeuner quand on est adolescent, n’est pas sans risque…20 ans après.

De nombreuses études se bousculent sur l’indispensabilité du petit déjeuner, entre celles commandées et défendues par des consortiums de l’industrie alimentaire, le bon sens, et les études scientifiques indépendantes, nous optons sur ces dernières… « Petit déjeuner comme un roi, déjeuner comme un prince et dîner comme un pauvre », ce dicton populaire est d’actualité selon les chercheurs suédois de l’université d’Uméa, qui viennent de présenter le résultat de leur étude.. commencée il y a 27 ans.
Elle révèle et souligne l’importance du petit déjeuner, un rite alimentaire à ne pas négliger pour éviter le développement des symptômes de syndrome métabolique, comme le diabète sucré ou la tension artérielle à l’âge adulte.

Une étude menée sur 27 ans…
Pour mener cette enquête les scientifiques ont notifié les habitudes alimentaires au petit-déjeuner de 889 adolescents de 16 ans en 1988, en utilisant des questionnaires. les mauvaises habitudes étaient définies comme le fait de sauter ce repas ou encore de grignoter ou manger des aliments peu équilibrés et riches en sucre. Puis 27 ans plus tard, ils ont fait passer des examens médicaux aux mêmes participants tous âgés de 43 ans.

Une dérégulation du taux de sucre…
Les résultats sont éloquents, l’ensemble des participants qui faisaient preuve de ces mauvaises habitudes présentaient un risque 68% plus important de développer un syndrome métabolique, que ceux qui prennent un bon petit -déjeuner. Selon, Maria Wennberg, auteure de l’étude, “de plus amples recherches sont nécessaires pour comprendre les mécanismes qui relient un mauvais petit-déjeuner et le syndrome métabolique, mais nos résultats montrent que cela peut avoir un effet négatif sur la régulation du niveau de sucre dans le sang”. Une autre étude très sérieuse menée pendant 16 ans a révélé que les hommes qui ont tendance à sauter le petit-déjeuner ont 27% de risque en plus de souffrir de pathologies cardiaques.
Selon les recommandations du “Programme National Nutrition Santé” un bon petit déjeuner doit se composer, d’un produit céréalier (pain ou flocons de céréales), d’un fruit, d’un produit laitier et d’une boisson (thé ou café).

LES APPORTS INDISPENSABLES ///
Le petit déjeuner doit couvrir 25% des apports énergétiques de la journée, soit environ 500 kcal.

Source : Bonne Santé Mutualiste n° 72, février 2016

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